Fideles au bon adage "On prend les memes et on recommence", nous sommes partis pour ce premier week-end de Mai avec nos amis de
Dublin Charlotte et Adrien (et Marin cette fois!) sur la Peninsule Ard, tres jolie presqu'ile situee a quelques kilometres au sud de Belfast. Nous sommes tombes sous le charme de
cet endroit cet hiver...et le B&B de Mrs Heather Bell n'a pas trouve de loyale concurrence depuis que nous vivons en Irlande. Pour un peu, l'affection et la gentillesse de cette Irlandaise
du Nord remplaceraien t presque celles de nos grands-mamans et on se sent chez elle comme chez nous !
Il n'y a pas grand chose a faire sur cette peninsule a part se promener sur les bords de mer a pied, longer la cote en voiture et si le temps le permet siroter un verre sur une terrasse-vue sur
mer. Il y a toutefois l'incontournable propriete de lafamille des Stewart (de 1744 a 1959) avec son magnifique jardin d'inspiration italienne et
presqu'exotique, grace au micro climat local (parait-il!).
Et puis, nous sommes retournes a Belfast pour voir le phenomene artistique et politique des "Murals", qui eclata au debut des annees 80 avec les greves de la
faim. Peints sur les pignons des maisons les mieux placees, dans le quartier Ouest et tres industriel (donc pauvre) de Belfast, ces fresques exprimaient la solidarite d'une rue, d'un quartier
envers les grevistes de la faim. C'etait un encouragement a soutenir et a renforcer leur lutte pour leur statut politique. En outre, devenant populaires dans le monde entier, ces murals furent
aussi un exemple du puissant sentiment national qui soudait la communaute republicaine d'Irlande. Souvent comparees aux fresques de New York et de Los Angeles, ces peintures sont des
ecoles educatives et artistiques pour les jeunes d'aujourd'hui. C'est un temoignage vraiment bouleversant de l'histoire irlandaise mais on ne s'y attarde jamais trop longtemps car ce
quartier populaire et avouons-le, carrement glauque, de Belfast est encore bien tendu...